La mairie, une des 72 maisons à colombage conservées à Rountzenheim.

LES MAISONS A COLOMBAGE

La plupart des maisons à colombage de notre village ont été construites aux 18e et 19e siècles. Mais les premières qui ont été constmites, à peu près avec la même technique, datent du Moyen-Age. Malheureusement, suite aux guerres qui ont souvent sévi dans la région, toutes ces maisons ont été incendiées et détruites.

Les types de maisons à colombage sont nombreux et changent suivant la région où elles ont été construites (campagne, ville, plaine ou montagne). L'importance de ces maisons est toujours fonction du rang social de son propriétaire.

Les maisons à colombage sont rarement identiques. Chaque charpentier avait son style propre qu'il devait souvent adapter aux exigences du propriétaire.

La disposition des poutres et leur ornementation ont toujours une valeur symbolique dont l'origine est difficile à définir aujourd'hui. La maison étant considérée comme abri et lieu de refuge, il fallait la protéger contre les esprits maléfiques et les malheurs, comme la foudre, les guerres, les puissances du mal, etc...

Les panneaux entre les poutres sont le plus souvent remplis avec du torchis (un mélange d'argile et de paille) lui-même tenu par des palançons (supports en bois entrelacés de branchages). Quelquefois le torchis était remplacé par des briques cuites au soleil. Pour la finition le torchis était recouvert d'un enduit à base de chaux et d'un badigeon blanc ou bleuclair.

Le toit des maisons à colombage est toujours à forte pente, pour mieux évacuer la neige. Aujourd'hui ce problème n'est plus tellement d'actualité, la neige se faisant de plus en plus rare dans la région. La couverture d'origine est constituée par des tuiles plates (Biberschwänz). Aujourd'hui, lors d'une réfection de toiture, elles sont souvent remplacées par des tuiles mécaniques (Falzzijle).

Pour les parties visibles de la construction, les bois utilisés étaient le chêne et le châtaignier.

Ce sont des bois durs, donc plus résistants aux intempéries. L'entretien de ces bois de colombage extérieur se faisait avec du sang de boeuf complété de brou de noix pour donner la couleur. Pour les charpentes et les cloisons intérieures, on utilisait en général des bois tendres, plus faciles à travailler, comme le sapin, le pin ou le peuplier.

Lorsque quelqu'un construisait une telle maison, il pouvait généralement compter sur l'aide des voisins. Cette aide réduisait alors sensiblement le coût de la main-d'oeuvre, de sorte que les gens moins aisés pouvaient aussi avoir leur maison à eux.Le nombre des fenêtres et leurs dimensions dépendaient de la fortune du propriétaire. Un impôt était en effet calculé en fonction de l'importance des ouvertures.

Dans notre village, les maisons à colombage et les bâtiments annexes sont généralement disposés en équerre autour de la cour, le pignon orienté vers la rue avec l'entrée dans la cour.

SYMBOLISATION DES FORMES DE CONSTRUCTION

Le demi main (du coté gauche de la fenêtre) et le main (à droite de la fenêtre) semblent avoir eu une fonction de consolidation de l'édifice, plutôt qu'une fonction symbolique.

La croix de Saint-André (sous la fenêtre), symbole de multiplication des êtres et des choses.

Le losange, symbole de la fécondité, il peut aussi préserver les récoltes, la maison et ses occupants.

La forme en V, a une fonction de consolidation.

La chaise curule, symbole de richesse, car diffile à exécuter par le charpentier, et par conséquent très cher.

Le potelet, a une fonction de consolidation.

La croix de Saint-André alliée au losange, symbole de la fécondité et de la multiplication.

 

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